Le chien

ClassificationLE CHIEN

  • Règne Animal
  • Embranchement Chordé
  • Sous-embranchement vertébré
  • Classe Mammifère
  • Infra-classe euthérien
  • Sous-classe thérien
  • Ordre Carnivore
  • Famille Canidé
  • Genre Canis
  • Espèce Canis lupus
  • Sous-espèce Canis lupus familiaris

 

Définition

Le chien, mammifère (canidé) carnivore aux multiples races, caractérisé par sa facilité à être domestiqué, par une course rapide, un excellent odorat et par son cri spécifique, l’aboiement.
 

Origines

Même si les origines du chien restent floues et que plusieurs hypothèses existent, la plus commune est qu’il est le descendant du loup, Canis lupus, il en est la sous-espèce domestique : Canis lupus familiaris.
 

Domestication

Le chien a été le premier animal domestiqué par l’homme, au cours du paléolithique il y a environ 10 000 ans. Sur la base de preuves archéologiques, on peut considérer avec certitude que le chien était déjà domestiqué il y a 16 000 ans : une demi-mandibule de chien a en effet été découverte dans une sépulture humaine datant de cette époque, sur le site d’Oberkassel, en Allemagne. En Israël, une dent de canidé datant de 14 000 ans a été mise au jour dans la grotte de Hayonim, tandis qu’à Ein Mallaha (8 000 à 10 000 avant J.-C.), une tombe renfermait un squelette humain dont la main était posée sur celui d’un jeune canidé, généralement considéré comme un chiot. Les traces archéologiques de l’association de l’homme et du chien deviennent ensuite de plus en plus nombreuses, montrant que la présence du chien auprès de l’homme est, vers 7 000 avant J.-C., devenue chose courante.

La façon dont s’est faite la domestication reste quant à elle mal élucidée.

Loups et hommes, chassant plus ou moins les mêmes proies, étaient sans doute amenés à se côtoyer fréquemment à cette époque. Il est probable que les loups, par commensalisme, se soient progressivement rapprochés des campements humains pour profiter de leurs restes alimentaires. On pense qu’ensuite, la domestication a commencé par la prise en charge par les humains de louveteaux orphelins ramenés au campement. Le processus a pu être facilité par le comportement même du loup. Contrairement au chacal et au coyote, qui sont solitaires, le loup vit en effet en société.

Pendant la préhistoire, le chien sert de viande et de bête de somme, participe à la chasse et fournit peau et os pour la fabrication d’outils et de vêtements. Les premières races de chiens clairement identifiées seraient apparues au cours de l’Antiquité. Au IVe millénaire avant J.-C., en Mésopotamie, des représentations artistiques (poteries par exemple) montrent des chiens de type lévrier dans des scènes de chasse, puis des molosses attaquant des prédateurs.

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Anatomie et physiologie

De tous les animaux domestiques, les chiens sont ceux qui présentent la plus grande diversité morphologique (taille, forme du corps et de la tête, longueur relative des pattes…). Quelle que soit leur race, toutefois, ils ont en commun un certain nombre de caractères.

Le squelette des chiens comprend de 279 à 282 os selon les races. L’anatomie du chien le désigne comme un coureur d’endurance. Ses muscles constituent la part la plus importante de son corps. Seule l’extrémité des doigts repose au sol (on dit que le chien est digitigrade).

Les mâchoires sont actionnées par des muscles puissants et peuvent, en se refermant, chez certaines races, exercer une pression considérable. Le chien adulte possède 42 dents, dont certaines, les carnassières, sont utilisées pour mordre les substances coriaces. L’apparition des dents de lait intervient entre le 20ème et le 30ème jour, et à 6 mois le chien a sa dentition définitive.

Le cerveau d’un chien de taille moyenne pèse 15 % du poids de celui d’un humain. La région réservée à l’odorat comprend en revanche 40 fois plus de cellules que la même région du cerveau de l’homme.

Le rythme des battements cardiaques d’un chien en bonne santé est de 90 à 120 par minute. Celui de la ventilation pulmonaire, qui fait entrer l’air oxygéné dans les poumons et en rejette l’air vicié, est de 18 à 20 mouvements par minute. La température rectale au repos du chien en bonne santé varie entre 38 et 39 °C.

Le chien digère rapidement (la nourriture ne séjourne que trois à quatre heures dans son estomac).

Si la femelle n’est pubère qu’à l’âge de 10 mois, en moyenne, le mâle produit des spermatozoïdes dès 6 mois.

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Races

Plus de 380 races de chiens sont reconnues officiellement aujourd’hui. En France, sur 7,8 millions de chiens en 2008 (source Sofres), presque 50 % sont des chiens de race.

Chien de race : se dit d’un chien qui a subi une standardisation sous forme de race afin d’isoler des caractéristiques physiques ou comportementales désirées.

Chien de type : se dit d’un chien qui a subi une standardisation sous forme de race et qui n’est pas reconnu comme tel (en général non inscrit au livre des origines correspondant).

Croisé : se dit d’un chien issu de chiens standardisés (race ou type) et identifiable. Ce croisement peut être volontaire, il permet alors de combiner les caractéristiques spécifiques de deux races. Le croisement peut être un préalable à la définition d’une nouvelle race.

Bâtard : se dit d’un chien issu de multiples croisements, souvent involontaires, entre des chiens de plusieurs races ou types différents. Le bâtard diffère du croisé par le caractère inconnu et indéfinissable des races ou types de chiens qui le composent. Sa dénomination sous forme de standard ou combinaison de standards est alors impossible. Il sera simplement désigné comme un « bâtard ».

Corniaud : Le mot « corniaud » signifie « du coin ». Il s’utilise à l’origine pour un chien qui n’a jamais subi de standardisation sous forme de race mais qui subit des contraintes locales qui lui confèrent des caractéristiques particulières. Il s’agit généralement d’un type local de chien qui n’est pas encore reconnu et dont le standard n’est pas défini précisément. Parfois le corniaud vient à être standardisé. C’est le cas du Chien de Canaan ou encore du Basenji, corniauds à l’origine, ils sont désormais reconnus comme des races de chiens. Dans le langage courant le mot corniaud est souvent utilisé abusivement comme synonyme de bâtard.
 

Sens

Le sens de l’odorat, est un sens extrêmement développé chez le chien car il est le plus indispensable. Il est entre 10 000 fois et 20 000 fois plus développé que chez l’Homme et varie beaucoup en fonction de la race. À noter que ce sens est discriminant (le chien est capable de déceler et de suivre une odeur précise parmi une multitude d’autres odeurs, même si celle-ci est en proportion infime), capacité largement utilisée par l’Homme. L’odorat constitue en effet le sens le plus remarquable du chien.

L’ouïe est aussi un sens très précis : le chien peut entendre des sons jusqu’à quatre fois plus loin que l’homme. Les pavillons des oreilles sont mobiles, pouvant être orientés vers les sources sonores, et l’ouïe est très fine : le chien perçoit des sons faibles à plus de 20 m, et entend dans une gamme de fréquences beaucoup plus étendue que l’homme – il perçoit les infrasons et les ultrasons. De plus, il est capable de dissocier les différents sons entendus, de façon à ne « retenir » que ceux qui le concernent (une aptitude mise à profit par exemple dans le dressage des chiens guides d’aveugle ou des chiens sauveteurs).

La vision du chien est plutôt modeste comparée à ses deux premiers sens. Toutefois, la gamme de couleurs qu’il perçoit, même si elle n’est pas aussi importante que chez l’homme, est tout de même assez ample. Le chien perçoit facilement les objets en mouvement mais il a du mal à faire le point sur des objets immobiles ainsi que sur les distances et sur les détails. Cependant le champ de vision du chien est plus vaste (environ 250 degrés) que chez l’homme (110 degrés maximum) avec une vision périphérique 10 fois plus sensible. Le chien a également une vision optimisée dans le noir, possédant une surface réfléchissante derrière la rétine (le tapetum lucidum), qui renvoie la lumière et donne un effet d’yeux brillants dans l’obscurité.

Le toucher est particulier chez le chien car les organes sensibles au toucher sont des poils, plus particulièrement les sourcils, les vibrisses et les poils situés sous la mâchoire avec plus ou moins le même niveau de développement que le toucher de la peau chez l’homme.

Le goût : bien que le chien perçoive des différences de saveurs, ce sens est assez peu développé car contrairement à l’homme, c’est d’abord l’odeur d’une nourriture qui entre en premier en ligne de compte.